pilotaillon

Les retours d'expériences et rencontres marquantes d'un jeune fou volant.

11 novembre 2006

Jan

Au premier regard que nous nous somme échangé, le 17 juin 2006, sur le parking de Saucats, lui sanglé dans sa machine a rêver, moi m'approchant timidement, il m'a tout de suite mis dans sa poche. Tout de suite, j'ai su que je m'étais fais un ami. Un véritable ami. Pas de ceux qui vous tireront dans le dos dès que le vent tournera, non,  un ami qui sera me soutiendra quoi qu'il arrive. Et il le fait.

Aujourd'hui, je le considère non seulement comme un ami, car il à l'espieglerie d'un gosse de mon age, mais aussi comme un père : il en à la sagesse, la gentillesse,  la patience, la prévoyance, et l'expérience.

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Ce poète espiègle au coeur d'or, né a Paris le 9 novembre 1951 d'un père Polonais (ce qui explique que la cocarde de ce pays se trouve peinte sur son avion) et d'une mère Française, est, malgré sa taille (pour ceux qui me connaissent, est "au même niveau de vol", pour les autres, ça fait en gros 1m65) c’est un grand bonhomme, qui a arrêté de rêver pour faire de sa vie un rêve, et qui en plus est un modèle de gentillesse, de sagesse…
En plus d'être pilote professionnel, il est un écrivain aéronautique génial (vous pouvez retrouver ses livres sur http://www.ankidoo.fr/aero/).

Puisse-tu, Jan, continuer a me faire rêver, a m'engueuler et a m'encourager comme tu le fais.

Bises mon Janou.

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"Week end" d'enfer (Fly'in Pezenas LFNP 4 novembre 2006)!

Jeudi, 8 heure, le reveil sonne. Je saute du lit (ou plutôt, je rate un barreau et m’ecraser au sol comme un blaireau…), direction ptit dej’, douche, Bordeaux, puis Mérignac.

Bordeaux, parce qu’il faut que je rachète des cordes de guitare. A 10h le magasin ouvre. J’achete le paquet de cordes en vitesse, et je cours vers le bus, qui ne va pas tardé a passé place Gambetta. Ouf, je l’ai in extremis. Il me depose a Mérignac, la correspondance arrive vite pour une direct sur LFBD.

11h et des brouettes, je pousse la sonnette fournisseur du CAPAM. On m’ouvre, et je salut Christopher, alias petit scarabée, que j’ai du croisé quelques années plus tôt au collège, sans le connaître…

J’entre dans l’atelier, et la je trouve Jeff’ en plein entraînement a la PTE : debout sur l’établi, il cherche l’angle de meilleur plané du tournevis pour aller serer la petite vis récalcitrante du néon. Finalement, ça fonctionne.

Je les regardes travailler avec envie en attendant 12h.

Christopher part manger, et Jeff’ et moi allons a l’aérogare.

Hall B, porte 3, l’avion d’Orly est annoncé a 12h18 (soit 3 minutes de retard !)(c’est inadmisible)(si ça continu, AF va revenir comme la SNCF). On croit même que c’est lui que l’on voit en vent arrière 05 pour une approche a vue (ca devait etre dur comme approche, il y avait bien… a peu près 150Km de visi .

Les passagers débarquent : des hommes d’affaire en costard, des business-woman en tailleur, tous n’ayant pour seul bagages qu’un attaché case en cuir et se dirigeant d’un pas vif vers une réunion ultra importante ou sera peut etre décider la prochaine guerre (économique) mondiale, ou le licenciement de X personnes…

Des mères avec leurs enfants, des enfants sans leurs mères, des vacanciers, des costards bleues nuit avec gallons au manche et ailes sur la poitrine, et… Celui que nous attendons débarquent…

Un grand sourire derrière les vitresblindéesquonsaitpascommentcasouvreetquonsaitmêmepascequecafoulaetaquicasert, il récupère sa valise.

Pierre-Hugues vient d’arriver a Bordeaux, pour un week-end qui va rester dans les annales.

Présentations, embarquement dans la « cléededouze-mobile », heading Pessac direct pour un déjeuner chez Martine. En chemin, notre ami breton (d’adoption) lance le sujet qui fâche (et moi, j’hésite a m’éjecter, ça va ch.er !!!) : le moteur dont je tairai le nom ici, parce que j’ai peur qu’un écran subisse les conséquences de mes écrits ( :lol: )(Ca mange de la JetA1, c’est Allemand, et ça commence par un T).

Arrivé chez Martine, nous somme reçu comme des rois, et nous mangeons un couscous a pleurer (bravo et encore merci Martine). Pendant le repas, PH me r’attaque lachement sur une question d’orientation, de médical, de PPL théo, de CV, patriotisme (là j’ai même failli repondre par [i]La ballade des gens qui sont née quelque par[/i], mais comme je sais pas chanter, ça aurai fait insulte au grand Geaorges)… Mais je tiens bon (ça aide des fois d’avoir une ascendance Irlando-Bretonno-Germano-Lorraine).

Une fois le repas terminée, retour au CAPAM, histoire de faire decouvrir « la clinique a n’avions » au nouvel arrivant.

On discute a quatre : Jeff’, Christopher, Pierre-Hugues, et moi. C’est très appréciable, car quel que soit le sujet de ses discutions, on traite d’égale a égale. Pour un petit foutriquet comme moi, d’autant plus plaisant que ce n’est pas courant.

Vers 16h, TontonJeff’ et son petit scarabée, qui en ont marre de ces deux ptits c..s (surtout de moi), nous vehicule jusqu'à l’appartement de banlieue qui me sert de logement (j’aime la vie au grand air, pas dans un clapier), et la soirée se déroule tranquillement, arrosée de Montbazillac, et se poursuit jusque tard dans la nuit, allongées sur nos « lits » respectif.

Le lendemain, rien de spécial. On va faire quelques course en prévision du rassemblement du week-end, et on apprend par carotte que Denis sera de la partie. Et là on se dit que ça va être vraiment génial : un beau voyage, un beau terrain, une belle region, des gens sympas (des amis sympas a l’issue), de beaux avions,… Que demander le plus.

Un coup de fil a Jan nous attriste un peu : « l’homme au Bücker » est mis en place a 7h le dimanche matin, et ne pourra donc être parmi nous. J’ai « grave la haine » contre le bureaucrate qui a décidé ça, mais bon, se sera quand même une belle journée, avec plein d’autres « chics types (et demoiselles) »… Même si nos projets en ce qui concerne notre troubadour volant préféré tombent a l’eau. Ce sera pour une prochaine fois, on se débrouillera autrement.

On va se coucher tard, et on s’endort quelques heures plus tard…

Le samedi, quand le réveil sonne, et même si on a très très envie de se lever, on a un peu « la tête dans l’c.l, l’c.l dans l’brouillard ». Après un ptit dej’ léger, a discuter avions (pour changer), nous voila d’attaque. Une douche, prépare les affaires, en essayant de ne rien oublier (surtout pas le paquet spécial, que l’on a préparé depuis un mois), et un coup de fil de Jeff’ nous annonce qu’il passe nous chercher a 11h pétante, et que Jan sera finalement present (Yeeeeeeeeessssssss !). L’énergumène a réussi a s’arranger. Brave Janou, on peut dire que tu nous a fait plaisir, après nous avoir fait peur.

11h01, la Jeff’mobile s’immobilise devant l’immeuble. On charge, on va chercher Martine, et direction Saucats, pour un repas avec Richard (Flying’gator  pour les intimes).

Au terme d’un bon et copieux repas, nous laissons PH et LE Gator, qui partent incessamment sous peu en avion ultra léger, et nous prenons la route pour Mérignac.

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Pierre-Hugues et LE Gator quelques par dans le ciel Francais

Arrivé là bas, on decharge la voiture, on met tout au pied de l’avion, et chacun sa tache : Martine s’occupe des formalités « clubesque », je suis chargé de prendre METAR, TEMSI et NOTAM pour la route, et Jeff’ charge le brave DR400/160 ZY.

Tout est près, on embarque. Moi derrière, a droite, comme un ministre (mais en plus honnête), Martine devant, a la radio (in english please !), et Jeff’ aux commandes.

Petit arrêt histoire pétrole, et nous voilà roulant vers le point d’arrêt D05. On s’aligne, on décolle. C’est très impressionnant : A Saucats, on a une piste de 800x20, ici on a plus de 3000 mètres devant, et 45 mètresde large.

Une fois en l’air, virage a Gauche, direct SA, SE, montée vers le FL75. Enfin, bon, en montée douce, parce que (et j’en suis grandement responsable)(qui a dit au fond que je suis gros ?!?)(non mais !) nous somme chargés. Jeff’ on arrive, a force de 400ft/mn au niveau de croisière, et on a un bref contact avec l’autre équipage Bordelais sur 123,45. Nous passons Villeneuve-sur-Lot, et eux viennent de quitter Toulouse info.

Nous évitons « le VOR d’Agen »(la centrale de Golfech)(et sa ZIT), les zones de Cahors et de Bouloc, et on commence a « s’inquiéter » : sa semble bouché sr la montagne noir. La dernière de Béziers indique SCT4800-SCT5800. On descend sous la couche, on est pas sûr de pouvoir descendre ensuite, le metar datant de plus d’une heure et quart. C’est magnifique cette mer de nuage. Ca semble leger et fragile, comme de la neige vierge, mais c’est lourd et massif. On a presque l’impression de pouvoir atterrir et aller faire une ballade a pied dessus.

Bon, arrive un moment ou il faut arrêter la poésie et les rêveries, mettre les yeux dehors, et prier, parce que quand on passe travers Saint-Affrique, curieux terrain avec son village juste au bout de piste, devant la visi baisse, et le sol monte. On se faufile au travers des vallées, qui me font penser a la garigue que l’on voit dans le film adapté des romans de Pagnol « la gloire de mon père » et « le château de ma mère ». Le plafond baisse, et le sol monte encore. Sur la gauche, une montage arrive presque a toucher les nuages. De tout cotés, des éoliennes, fraîchement installées et pas encore sur les cartes, brassent de l’air en produisant de l’énergie. Soit dit en passant, on peut saluer les pouvoirs publiques en place dans la région : ils mettent en place une vrai politique d’énergies renouvelables.

Une fois la montage derrière, on respire un peu plus, et, en passant travers Bédarieux, on entend Yannick s’annoncer sur Montpellier info. Lui est resté au 75. Paris également payant, il arrivera quelques minutes après nous.

On arrive en vue de Pézenas. A la verticale, on voit qu’il y a du monde. Ca va être chouette !

Un hélicoptère fait des évolutions aux alentours du terrain. Il s’arrete pour nous laisser le champ libre en final. Jeff’ et un peu surpris par le gradient de vent en courte, mais il maîtrise, et on atterrit sans soucis.

Roulage, et parkage entre l’avion de Lois, et un autre DR400, que je surnomme « kalachnikov » (ben ouais, f-AK).

On est accueillis  très gentiment accueilli par Fred, puis c’est Carotte qui arrive. Un mousquetaire rentre et va se parker, et je reconnais PH a l’arrière.

L’hélico revient sur son H.

On va mettre les affaires dans la voiture, et on met le liquide dans un coin, puis on me propose un petit vol de découverte de l’hélico. Un seul truc a dire : ça fait bizarre au début, mais c’est GE-NIAL ! Merci bien Thierry.

Je vais dire bonjour a tout le monde, faisant la connaissance de quelques-uns.

Puis, je vais voir a la cuisine, histoire de voir si quelqu’un a besoin d’un coup de main (ça me gène beaucoup de laisser les gens bosser en attendant d’être servis. C’est comme ça). Effectivement, je suis engagé séance tenante. Bon, comme la convention de Genève m’interdit de faire la cuisine, je suis mis a la corvée de patates (a l’eau).

Caroline et moi nous extasions devant le magnifique OM4 (avec un beau 28-200 f3,5 si je me souviens bien). Dire que mon père a commencé la photo avec ça, et qu’aujourd’hui il fonctionne encore, alors qu’un appareil récent (enfin, un qui a mon age quoi) m’a claqué dans les doigts a cause de turbulences et d’un atterro un peu « sec »… Décidément, c’etait mieux avant (comme dirai le chanteur-maire d’Astaffort).

Après avoir fait la crème, entre les quiches lorraines au découpages, mon oreille capte une vibration d’air qui m’est familière… C’est la voix de Jan ! Je vais le saluer, et lui remettre la bise sur le front (convertie, au cause de ma taille inadapté a ce genre d’exercice, une bise sur chaque joue) que lui envoie Denis, qui n’a pas pu quitter sa Lorraine.

On amène les plats, et on se met a table, et je trouve une place plutôt bien située.

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Une partie de la tablé (au second plan a gauche, Jan et moi en pleine discution)

Les discutions s’engagent, la mayonnaise prend.

Bon, que dire sinon que tout était bon, solide comme liquide.

Entre fromage et dessert, on sort les guitare, et là gare… ! Jan nous gratifie d’un tour de chant exceptionnel. Un truc qui bouge, tout à l’impro, en faisant le pitre en même temps. Une truc sensationnel quoi !...

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Janou, avec une guitare et son petit air espiègle qui fait qu'on l'aime...

Je peux aussi discuter avec Gordon notamment, qui est un type super, extrêmement sympathique et ouvert. Un vrai plaisir de discuter avec des gens comme ça. En espèrant devenir comme eux avec l’age, et pas devenir un vieux con comme certain…

On débouche deux nouvelles bouteilles de champ’, et la fête continue…

A la fin du repas, les discutions reprennent. Mais toute les bonnes choses ayant une fin (ce qui est inadmissible ! Une reforme s’impose !), après le café, vers 1h du matin, la salle commence a se vider, et après les au revoir, les échanges de coordonnées et les « on reste en contact », il ne reste plus dans la grande salle du club house que ceux qui on pris les options Bivouac (les plus courageux), et l’option grenier.

On embarque donc dans les voitures, et nous voilà partis sur les routes de l’Hérault. Dans la voiture, ça dort, ou ca rigole, c’est selon.

Et enfin, on arrive a destination, dans le village ou se trouve la maison de Caroline et Fred. Même de nuit, ce village me plait : des maisons « anciennes », pas de construction moderne, des rue étroites, des ruelles « a l’Italienne »,… Tout comme j’aime.

Les plus fatigués sont vite mis au lit, alors que les plus vaillant s’installe dans le grenier.

La discutions, argumentée a coup de Vernaine (comme les ptits vieux)(mais en un peu plus brutale) se poursuivra jusqu'à ce que carotte nous lâche, a 3h de matin, et que les derniers protagonistes décident de mettre fin aux palabres, histoire de mettre quelques heures de sommeil dans la musette pour le lendemain.

Dimanche, 7h00, le réveil sonne. Tout le monde debout.

Pour ma part, c’est plutôt dur : l’alcool fatigue, fait mal a la tête, et dérègle le gyroscope interne… Et en plus, a force de parler fort et de chanter, je n’ai plus de voix (enfin si, la voix d’un troll)…

8h50, on quitte la maison, direction le café du coin, en croissant quelques supporter de Rugby, guère plus frais que nous (moi). Ce transit me permet de confirmer ce que j’avais présenti : c’est un vrai petit coin de paradis, un havre de paix et de tranquillité.   

9h00, le briefing au café du coin commence. Ca fait du bien le café du matin, ca réveil, ca recale le gyro, et pour la tête, un paracétamol, et ça r’pare !

Après avoir payé, et avoir appris qu’on avait été pris pour des écologistes, hommes de main de José, venu pour défourailler de l’OGM, on part pour le terrain, en visitant la campagne Héraultaise, aussi charmante que ses villages.

Arrivé au terrain, on reprend les au revoir : le président d’APM65 repart vers Tarbes dans son D112, et Michel, le papa de Caroline, repart en DR315.

On leurs dit au revoir au décollage, et mon portable sonne. C’est Jeff’, qui me demande de demander si quelqu’un peux venir les chercher, Martine et lui. J’arrange ça avec Fred, et Carotte m’emmène me faire découvrir le Cessna F152.

C’est relativement sympa, sur beaucoup de points. On voit ses roues, on voit bien le paysage, on voit bien le paysage, niveau prix, ya pas photo, c’est bien mieux que le reste ! LE seul truc qui me chagrine, c’est que l’on ne voit pas ou on vire… Mais bon, on peut pas tout avoir.

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Carotte et moi, a bord du F-NC au decollage de LFNP

En tout cas, on a fait une belle ballade au dessus de cette superbe region.

On a entendu partir Nicolas, et décoller Gator, pour le « baptême » de Zéphyr de Jacques. Il se met dans notre aile, a quelques centaines de mètres pendant tout le tour de piste… qui se termine par un kiss (et voui les gars, moi j’ai eu un kiss de Caroline  euuuuh nananananèèèèèèruuuhhhhh !).

Une fois au sol, Carotte part a l’AG du club, et nous nous regardons les avions (tant qu’a faire)…

Quand elle ressort, le charter pour Paris est sur le point de décoller (il arrivera a Reims), et Caroline nous annonce qu’elle a été élue au conseil. Ca se fête.

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Tout le monde dit au revoir au occupant du F-AK, en phase d'accelleration sur a 11 a LFNP, et qui part pour (normalement) Paris.

Du coup, on part tous partager un repas, car en plus, y sont sympa a Pézenas, bien que ce soit « privé » comme repas, ils acceptent bien volontiers ces étrangers a leur table.

Après un Excellent repas (de toute façon, dans l’mouton, tout est bon !), nous devons repartir.

Jeff’ fait le chargement (j’ai honte, j’ai rien fait pour l’aider tout au long du week-end), et je m’installe derrière, mais a gauche cette fois, Jeff’ est a la radio, et Martine au commande.

Au revoir a tous, a nos hôtes, et promesse que ce n’est qu’un au revoir, et qu’on se reverra bientôt.

Mis en route, essaies moteur, on remonte la piste, et on décolle, en faisant un grand coucou en bas.

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Essais moteur. Tout est OK, en route pour LFBD.

Prise de cap et on repasse la montage noir. Mais cette fois, le premier nuage doit être a 150Nm, et 30000ft au dessus. La visi est du tonnerre, et en regardant sur la gauche, une vision d’une beauté a couper le souffle nous saut yeux : une légère brume déploie une nappe blanche et lisse sur le sol, et au dessus, la face ombragée et sombre des Pyrénées se détache.

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Une vision féérique des Pyrénnées.

On les verra EN ENTIER (des Pyrénées Orientales au Pyrénées Atlantiques) tout au long du trajet (de juste après le décollage jusqu'à la descendre a 1500ft sur SE de LFBD). Rien que pour voir ça, j’aime voler. Le retour se passe sans soucis. Il y a de l’animation a la radio : le contrôleur eng.eule copieusement mais très correctement un pilote qui a méchamment emplafonné une classe D, et quelques minutes plus tard, il faut qu’il appel les pompiers : un pilote a repéré un feux dans une région « désertique » .

Avec ce temps, je savoure le voyage, le paysage, et je me dit que ceux qui ne connaissent pas la sensation de plénitude que l’on ressent quand on vol librement dans un ciel comme celui là, après avoir rencontré des amis. On ne voudrai jamais redescendre. Bon, encore une fois, faut arrêter la poésie pour l’arrivée sur Bordeaux.

Arrivé a SA de LFBD, on nous fait faire un tour pour laisser décoller un A321 et un A319, on atterrit 05, derrière un EMB135.

Le contrôleur a autorisé un atterrissage long, on dégage donc sur A, et on roule au parking.

On rentre l’avion, Martine et Jeff’ s’occupent des papiers, et moi… Ben moi, j’aimerai bien aider, alors j’attend les ordres.

On décharge l’avion, on charge la voiture, et Jeff’ me ramène chez moi. Je le remercie, lui et Martine, mais pas asser chaleureusement a mon goût.

Je rentre, et j’attend. Pierre-Hugues rentrera plus tard ramené par Richard.

On mange, mais malgré la fatigue, on traine, on discute, et il m’aide a trouver des adresses pour ma prochaine ré-orientaion. On ne va pas se coucher avant 00h30, mais on discute bien au delà. Il faut bien qu’on en profite, tant qu’il est là, demain se sera trop tard. De toute façon, cours ou pas, demain je l’accompagne  l’aéroport. Et puis, entre la fatigue, la voix, qui pour le coup a complètement disparue, et la gorge qui « gratte », je suis NO GO. 

On se lève a 9h lundi. Un bon ptit dej’, une p’tite douche, on fait les valise, et a 10h, on part vers l’aéroport. Sont vol est prévu a 11h05, enregistrement a 10h45, mais avec les nouvelles normes de sécurités a la c.n, ya des craintes (qui se sont avéré justifiés) de retard.

On le lâche lâchement devant l’aérogare, un petit coucou de la main, un grand sourire, et le week-end est déjà fini.

Rentré a la maison, j’allume la radio portable, et je branche Mérignac tour 118.3, pour l’écouter partir. Son avion ne décollera qu’a 12h43, je le perdrai quelque temps plus tard, sur les fréquences Higher de Bordeaux. Au revoir 2-61YO, bon vol, et a une prochaine fois.

Merci a tous pour ce beau week-end : Pierre-Hugues qui m’a supporté, Jeff’ qui nous a trimbalé sans compter, sur terre comme dans les airs, Martine, pour le repas, et pour m’avoir co-emmené a Pézenas, Christopher, pour nous avoir lui aussi supporté pendant quelques heures, Caroline et Frédérique, pour avoir organisé ce rassemblement, pour nous avoir accepté chez eux, pour avoir été si adorable, L’aéroclub de Pézenas, pour leurs accueil, Thierry, pour la ballade en R44, un excellent souvenir, Tout les gens sympa pour être venu a Pézenas, et avoir discuté avec un Foutriquet comme moi, tout les gens pas sympa, pour être resté chez eux,… and so on and so forth.

Thank you all !

Guillaume,

Ca fait du bien de passer des moments comme ça de temps en temps. Ca soulage, ca revigore, et ça apprend…

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Fly'in Saint Brieuc LFRT, le 26 aout 2006

Il est environ 7h15 quand je tape a la porte. Emmanuel vient m'ouvrir la prote, suivit par Vincent, et l'équipage du charter CAPAM aller retour Bordeaux Saint-Brieuc. On me fait faire le tour du propriétaire, en me présentant les avions, bichonnés par un mecano connu de tous ici... Quelques papiers, la météo, un coup de téléphone a la tour pour prévenir d'un "mouvement" (plus de 400Nm, ça commence a être un beau mouvement...)
Embarquement, mise en route, début de roulage, demi-tour, et arrêt au bout de 15m de ballades : Vincent a oublier ces papiers, et nous craignions un contrôle a l'arrivé, en raison de la présence de l'aéroclub bleu blanc rouge sur le terrain. Nous repartons, cette fois ci pour de bon. Essai moteur au parking Lima (entre un Falcon et un TBM)(on s'la pète), roulage pour le point d'arrêt A23, alignement, décollage, et cap sur le point de SORTIE (n'est-il pas Patrick)(je plaisante bien sur) NW. 1500ft, on ira pas plus haut... Et en plus, pour 110kts de vitesse air, le
GPS la montre nous indique 80Kts de vitesse réèl... ça promet...

On entend KI, qui doit faire la route avec nous ( )(je devrais plutôt dire, la même route que nous), entrer en contact avec

la TWR

/APP. Nous, on trace tant bien que mal notre route dans ce ciel d'hiver et quand nous entrons en contact avec lui sur 123.45, nous sommes au Verdon, alors que lui est au point N de

la CTR. Premier

survol maritime de la journée (et personnellement, de ma vie en avion léger) avec l'estuaire de

la Gironde

, et passage au large de Cordouan, le plus vieux phare de France et de . Nous passons avec

la Rochelle APP

, qui, au dessus de l'île d'Oléron, nous signal un trafic dans nos 6 heures pour trois nautique, et qui rajoute "Il est bien plus rapide que vous". Sympa mec! On fait ce qu'on peut. Et KI, un Lancair (prononcez Lansssssssssssssair)(je me moque)(c'est pour rire) vient se coller a nous avec une surprenante maîtrise pour une patrouille shooting photos (dont certaines seront flous)(s****erie de vitre!)(Vive les avions sans vitres!!!!).

A gauche, a droite, en dessous, dépassement avec D vitesse d'au moins 50Kts, tonneau barriqué, et il est parti, on l'a plus revus jusqu'au parking de Saint Brieuc... Au dernières information, le contrôleur est lui sous prozac, toujours collé a son écran radar, en murmurant "2plots...1plot...8pots...2plots..." Ses collègues ne comprennent pas, mais sont très inquiets

Nous nous continuons avec nos 80kts, on fait même une pointe a 103kts... en descente, pour éviter un nuage. Arrivé avec Brest approche, on demande la dernière de Saint-Brieuc. Plafond a 800fts, plancher (des vaches) a 450, on commence a se poser des questions et a élaborer des stratégies... Dinard, Dinan,... Je propose Morlaix, ou j'ai de la famille, et où nous pourrons donc au besoin manger et attendre au chaud. Brest info, a qui il faudrai décerner le titre de SIV le plus sympa de France, nous donne les dernière nouvelles de la météo au fur et a mesure, mais nous apprend aussi que KI a réussi a se poser. Donc nous, bah on continu. Faut pas croire, y a du relief en Bretagne, donc toutes les paires d'yeux disponibles sont dehors.
Finalement, on arrive a bon port avec un plafond a 1000fts, et un vent de travers a 14kts...

Longue final, atterrissage, roulage, puis parkage, sans soucis... Et oui! Y avait de la place sur le parking, on aurait encore pue mettre pas mal de zinc. Comme quoi c'était vraiment pas la peine de nous Ch.er une pendule...

On est accueillie gentiment par Patrick, arrivé une heure avant, Patrice, venu de Dinard, notre hôte PH, aussi sympa qu'on nous l'avais dit... et

la PAF

, rangé a coté, et qui regarde avec envie le Cessna 172...

On décharge (le liquide), on le dépose au club house, qui nous a gentiment été prêté par le club, puis nous allons a l'aérogare. Passage par la douane de type "rien a déclarer", puis café au bar...
Après une heure de discutions, nous revenons au club, en nous arrêtant devant deux racers F-P. Nous discutons avec des membres du club, du reste très sympathiques, quand quelqu'un nous dit que nous ne pourrons pas rester dans les locaux pendant l'heure du déjeuner. Nous nous regardons interloquées, puis pensons qu'on nous a dit ca parce que Pierre-Hugues n'est pas là (il est parti 10minutes chercher du pain). Nous obtempérons sans problèmes (ben ouais, on est des gentils garçons) et attendons dehors le retour de notre organisateur.
Par amitié pour PH, au vue de la bassesse des méthodes déjà employées, je ne dirai rien du pourquoi du comment (mais je soupsonne un coup fourré d'un certain sorcier Vaudoo), a par que je me demande où sont passés l'esprit de camaraderie et d'entraide "aéro" et l'hospitalité Bretonne, mais toujours est il que nous avons été contraint de choisir (avec l'aide des "hotesse")(je ne connais pas leurs titres exact, elles sont partout, elles font tout, et en plus, elle sont sympa) le bar de l'aérogare comme "base". On dresse la table, et on attaque le foie gras et le vin blanc (ce qui attirera nos hôtesses). Le repas se déroule dans une ambiance chaude et détendue, avec des discutions, des rires, des yeux envieux de passant (portant ou non des vareuses) vers notre festin (solide et liquide).
On regarde partir la patrouille de France, rejoint par Phillipe Matthieu avec son HR100TBM700, puis c'est bientot l'heure du départ. Patrick fais visiter sa machine (Lansssssssair)(je taquine),

la PAF

revient en deux groupe avec break au dessus du terrain. Au revoirs de la main au décollage, a bientôt, on refait la même route dans l'autre sens, avec le beau temps et de superbes couleurs tout au long du parcours. C'est 'achement beau le survol maritime et côtier.
Au parking a Bordeaux, le débriefing est simple : "ce fût une belle journée, un beau fly'in, PH est super sympa, tout comme les autres..."
En bref, on ne regrette pas nos 5H30 de vol, les 3h de l'aller était instructives, sympathiques, mais pas exceptionnel au niveau paysage...

Alors merci beaucoup Pierre-Hugues, n'hésite pas a venir quand tu veux a Bordeaux, et merci aux gens sympathiques qui nous ont aidés a Saint-Brieuc (et ils sont majoritaires).

En guise de conclusion, je n'aurai que cette réflexion, adressée a tous ceux qui ont tout fait pour que ce beau rassemblement n'ai pas lieu :

Nananananèèèèèère!!!!

Guillaume,
Enjoyed!!!

 

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Fly'in Saucats LFCS, le 17 juin 2006

Il est 9h15 quand j’arrive au terrain en ce samedi 17 juin. Le ciel est gris, le METAR de LFBD dit peu de nuage a 300ft et épars a 10000ft. C’est toujours mieux que le temps orageux d’hier soir, me dis-je, même si j’ai un peu peur de cette météo capricieuse. Pourvu que tout le monde puisse venir. Pas de problèmes pour Jeff, Flying’gator, Kappaman, Manu et Daniel, ce sont des autochtones comme moi… Mais pour Jan, du coté de la ville rose que chantait Nougaro, et Daniel et Bernard, du coté du bassin, pour eux, cela pourrait être plus difficile de venir si les conditions se dégradaient.

"Bon, j'attends la dernière de Mérignac, et j'aviserai a ce moment là." me dis-je en me dirigeant vers les hangar.

Le nouveau bébé de l'aéroclub, le cessna 182 SMA PH-ERO est en voyage, les DR-400 cadets sont en école toute la journée, le dauphin2+2 est lui au départ pour Pons jusqu'a ce soir, et le cap10 ne reviens que demain soir.

Ouf!!! Je craignait un orage quand les avions seraient arrivés, mais il y a de la place dans le hangar, ce n'est plus un problème.

A 9h40, j'écoute la dernière de Mériganac, datant de quelques minutes, puis, dans la foulée, je téléphone a Ian.

Quatre tonalités, puis, pas de chance, le répondeur. Je lui laisse les paramètres et lui demande comment ça se présente là bas. J'ai a peine le temps de remettre mon  mobile dans ma poche qu'il sonne.

"-Allô Bonjour?

-Bonjour, Jan Tutaj à l'appareil, qui vient de m'appeler?

-Bonjour Jan, c'est Guillaume Gardien, comment allez vous?

-Bonjour Guillaume! Ca va bien merci, mais si tu continu a me vouvoyer, je viens pas, je te connais même plus!

-Heu... Oui, excuse moi Ian. Je t'appelle pour te donner les paramètre a Bordeaux. En gros ça dit plafond a 10000ft, et un vent quasi nul. Et a Toulouse, ça donne quoi? C'est volable?

-Ok, ben y'a pas de problèmes (tchi tchi!!!) (hihihi!), on prépare l'avion et on décolle vers 10h30 au plus tard, pour un vol d'une heure et demi environ.

-Ok Jan, je te laisse préparé! On t'attend! Bon vol a tout de suite!

-A tout a l'heure."

Je décide que, compte tenu du METAR de Bordeaux, le temps sur le bassin doit être beau, donc pas de lézard.

Soulagé, je vais m'asseoir en face du parking en attendant, histoire de réviser un petit coup pour le bac.

L'étude de construction, ou ETC, c'est ch... au possible, et au bout de 25minutes j'arrête (je vous rassure, j'ai quand même attrapé 11)(mais je sais toujours pas comment j'ai fais).

Une peu plus tard, Damien arrive, et nous engageons la conversation. Un peut plus tard, c'est Jeremy qui arrive. Qui a dit que les jeunes n'étaient pas ponctuels? Ils sont même en avances! Ensuite, c'est Martine qui arrive. Nous la voyons arriver de loin, avec son T-shirt "Bücker"! Elle est apparemment ravi de me rencontrer, et moi aussi.

Soudain, une vibration dans ma poche me fait savoir que j'ai un nouveau message. C'est ma messagerie vocale : le réseau ne passe pas ici. Je crains un instant que quelqu'un ne puisse pas venir, mais c'est en fait Daniel qui me demande si deux personne supplémentaires peuvent prendre place au repas. Je le rappel, lui disant que c'est sans problème : dans l'aviation, nous sommes ouverts ("Aware!!!"). Il m'informe qu'il viens en voiture, ses amis refusant de monter dans un avion (no comment!).

Bernard et Richard "Flying'gator" viennent grossir le rang. Martine nous apprend que Jeff' a pris le train aux aurores pour Toulouse, et qu'il vient par le Bücker charter de 10h30. Moi qui croyais que Ian venait avec Mme Tutaj, je suis une fois de plus a coté de mes pompes...

Il est environ 11h45 quand un bruit de moteur particulier se fait entendre dans le ciel de Saucats. Tout le monde met le nez en l'air, et c'est finalement Martine qui le voit la première. Il vient de l'est, et est vraiment magnifique. On est le 1è juin, et pourtant le père Noël fait une verticale terrain a bord de son traîneau favoris (du coup, désolé Jeff", mais c'est toi qui fais le lutin!!!)!

Approche parfaite, atterrissage magnifique sur 03 dur, et roulage. L'avion fait se retourner tout le monde sur son passage.

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Jeff' et Jan, le plus belle equipage depuis Coste et Bellonte!

Thierry "Kappaman" et Emmanuel sont arrivé entre temps, et une fois le moteur coupé, la petite troupe se dirige vers le bel oiseau. je salut Jeff', descendu le premier. Jan, quand a lui, a du mal a sortir. Non pas qu'il soit vieux, usé, fatigué, bien au contraire, mais c'est vrai que c'est dur de quitter une si belle machine, qui plus est quand on en est le propriétaire. Il descend enfin, salue tout le monde, puis m'entraine a l'ecart, me disant "faut qu'on cause". "M..., j'ai fais une connerie?!?" me dis-je, en avancant. En tout cas, j'en mêne pas large.  "Bon Guillaume, j'ai parlé avec Denis il n'y a pas longtemps, me dit il d'un air grave, et il m'a dit, quand tu le vois... (il s'approche de moi) ... tu lui en claque deux. Et la, il me claque deux bise. Je suis mistifié sur place, mi-heureux, mi -intimié. Vous faites quoi vous quand vous êtes mistifiez sur place? Moi, dans ce cas, la check automatisme cerveau dit "sourire con", c'est donc ce que j'ai dû faire, je sais plus, j'ai un trou... Merci a Denis qui a eu l'idée, et a Ian, qui a fait la besogne... Par contre, je me souvient que c'est a ce moment là que je me suis rendu compte que j'avais oublié la bouteille a la maison : j'avais promis une bouteille de blanc a Ian. T'inquiète pas Ian, ce n'est que partie remise. Par contre, j'ai trouvé mieux que du blanc, mais surprise!...

Jan, revenu dans la foule de plus en plus compact qui entoure l'avion, discute tranquillement. Je l'imite, en prenant ça et là quelques photos. Puis, brusquement, il se tourne vers moi, et me lance :

"-Bon, Guillaume, on vas faire un petit tour?

-??? là, maintenant, tout de suite?

-Ben ouais, tant qu'on est chaud!

-Bon, ben c'est parti! (Même pô peur!)"

Jeff me tend avec un sourir coubable (si si!!!) sa combinaison de vol, et m'aide a l'enfiler. Je suis ridicule : Jeff est beaucoup plus grand que moi (si jeff est clef de douze, moi je suis clef de sept).

Ca fait d'ailleurs beaucoup rire Jan.

"-Je sais, j'suis pas grand!

-Mais non, t'est normalement constitué (on fait, a peu de choses près, la même taille).

Et Jeff de rajouter :

-C'est dommage les gars, quand il pleut, vous êtes les derniers au courant!

Sacré Jeff! Je sens qu'on va sacrément rigoler...

C'est pas le tout de barboter dans la combinaison, mais il est temps de s'installer a la place avant du belle oiseau. L'étape la plus délicate vient ensuite : le bréllage. Il parait que le Bücker est equipé de sangle de BF109. Moi, je n'y crois pas! C'est tellement long de s'attacher, que les bombardiers Anglais aurait le temps de faire 5 fois (au moins!) le tour de l'allemagne et de revenir en angleterre avant le décollage de la chasse allemande...

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Mise en place dans le cokpit avant de cette machine a rever...

Enfin passons... Une fois attaché a l'avion, je vois arrivé Daniel, ses amis, Emmanuel et thierry "Kappaman", qui décident tout deux d'aller chercher leurs machines pour les parker a coté du vieux biplan.

Jan (solo), quand a lui, monte dans sa machine (le faucon millénium), et s'installe. Heu... attendez deux minutes... Ca veut dire que c'est moi qui fais Choubaka ça?!? Oh ben non alors! (qui a dit, là bas, au fond, que j'ai la tête de l'emploi? Non mais!).

Jeff se positionne a l'avant pour faire tourner l'hélice, j'imagine que c'est pour "amorcer" le démarreur (enfin, c'est ce que j'ai pensé a ce moment là...

Il fait tourner une dernière fois, s'écarte en vitesse, le moteur toussote, semble hésiter un moment, puis démarre, ou plutôt le tigre rugit.

Dans le casque, Ian me confit un "secret" (ben non j'peux pas vous l'dire, c'est secret)(voyons!!!). Merci infiniment Ian, je n sais pas si c'est une réalité, mais en tout cas ça fait plaisir, je dirais même plus que venant de toi, ça me touche.

Roulage, pendant lequel on expédit les vérifications d'usages, puis arrivé au point d'arrêt 03, sous le coup de l'émotion, je me couvre a nouveau de ridicule en regardant a gauche quand Ian me demande si je ne vois rien a droite. C'est pas grave, j'ai l'air con (et pas que l'air d'ailleurs), mais j'assume!

Alignement, et c'est partie, pour un vol de bonheurs total. P*** qu'est ce qu'on est bien, là haut, cheveux au vent, bercé par le doux ron-ron du tigre!!! Surtout que le soleil nous a gratifié de sa présence... On suit le circuit de piste en montant gentillement, et au début de la vent arrière, j'entends dans l'interphone :

"-Alors, ca va? Tu trouve ça comment?

-C'est... C'est... C'est le plus beau bureau du monde!

-Ah ah ah, c'est sympa ça! Je vois Jacques demain, je le lui dirai!

C'est pas grave j'assume. Surtout que depuis que j'ai lu ses chroniques sur la pilotlist, j'ai envi de le rencontrer ce Monsieur Jacques Darolles.

Arrivé verticale de la piste 03, Jan me demande :

"-On se fait un p'tit tonneau barriqué?

-Allé on essaye!

-Ah non! On essaye pas, on l'fait!

-Bon, ben on est parti alors!

Et voilà, moi qui rêvait de faire un tour de voltige, je fais mon baptême dans un superbe biplan, avec un grand pro... Je n'en demandait pas tant! Pour moi, ce tonneau a un goût de tonneau de victoire. Pour tout vous avouer, j'étais tellement sur mon nuage, que je ne peux absolument pas vous dire avec certitude dans quel sens s'est fait le tonneau. Il me semble que c'était a droite, dans le sens des aiguilles d'une montre, mais je n'est aucune certitude a ce sujet. Juste après cette belle figure de style, le ciel commence a se remplir d'avion, et nous décidons de rentrer, d'autant plus que l'heure du repas approche...

L'approche est une nouvelle fois magnifique, et il me fait un superbe atterrissage trois points. Je me chante a moi même une chanson des pink floyds "goodbye, blue sky, goodbye, blue sky, goodbye, goodbye,..."

C'est triste de revenir au sol après un vol comme celui-ci, surtout quand on le vie, comme je le vivais, a 300%... Je me consolle en me disant qu'un repas mémorable nous attend...

Nous roulons donc tranquillement derrière Kappaman et flying'gator, l'occasion pour moi de discuter avec Ian des licences médicales. Il m'apprend que l'obtention de la classe I dépend en partie du marché du travail. Et m***, je suis né 20 ans trop tard... Au parking, a coté des deux ULM, les 150 chevaux cessent de galoper, par contre l'âne en place avant ne cesse pas de rever...

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Au retour, c'est la banane généralisée.

"-Alors, comment c'était? me lance Jeff en m'aidant a m'extirper du cockpit.

-Ben... Heu... Indescriptible pour le moment..."

Il s'éloigne en rigolant.

Jan me dit que le copilote crie famine (comprendre "le ravitaillement est urgent")

Je rassemble donc la petite troupe, direction "les ailes", plus précisément a table "super-size" avec vue sur le parking, qui nous est gentillement alloué par les restaurateur. Le temps pour moi d'aller cherché mon sac (a l'autre bout du terrain)(et au pas de course), dans lequel se trouve mes moyen de payement, papier d'identité, et autres trucs sans grandes importance, et me voila confortablement installé. Ian est en face de moi, Jeff' a ma droite, devant lui, martine, a ma gauche... je sais plus, je me perd... Comment ne pas être heureux dans ces conditions?

Au milieu du repas, Ian me passe un paquet sous la table, en me chuchotant "Sors discrètement."

Je m'exécute, regarde le paquet et... Non de Zeus!!! (oui, avec la même tête que doc' dans retour vers le futur)(le cheuveux blancs en moins). Jan viens de m'offrir le polo "dream team". Je remercie Ian, mais je n'arrive pas a lui exprimer toute ma gratitude. Je te le redit donc Jan, Merci, du fond du coeur, cette attention m'emplis d'indescriptibles émotions. C'est tout simplement, et sans vouloir gonfler les choses, un des plus beaux cadeaux qu'on m'ai fait. Vraiment. Est-ce que je le mérite? Je ne sais pas, je ne crois pas... Mais c'est pour moi un plaisir et un honneur de porter ces couleurs.

Le reste du repas est un rêve, et je comprend enfin qu'il existe vraiment une "famille des fous-volants", et que j'en fais partie, j'y ai été accepté...

Je m'engage auprès de Ian pour lui servir de "VRP" (D'ailleur Jan, je n'ai plus de brochure...)

Le repas fini, une coalition se forme, et elle me refuse le droit de payer ma part du repas! Sous la menace, et en infériorité numérique, je dois céder. Mais attention, je renverrai la pareille...

Le repas fini, tout le monde va discuter tranquillement sur le parking, sauf Jan, qui vas se faire une "micro sieste" sous l'aile (c'est une abitude, une micro sieste d'un quart d'heure vingt minutes, pour se préparer au programme de voltige, pour faire corp avec son appareil), Thierry et moi, qui allons tester son ULM. Le moteur démarre sans bronché, et dégage un bruit très plaisant : lisse, calme, reposant.

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Concentration

Nous décollons et mettons cap au sud pour quelques "bêtises" a Cabanac, puis nous rentrons vers Saucats en tangeantant la ZIT du Barp.

Quand nous revenons au parking, Ian n'est plus sous l'aile, et je demande a Thierry si il peut l'emmener faire un petit tour, car je crois savoir qu'il aimerai bien ça... Mais d'abord, on s'adonne tous ensemble a un sport collectif : le plein du Bücker. Et mois je me re-tape 600m au pas de charge pour allé chercher cette S*** de clef de pompe... Le plein fait, l'appareil dégagé, heading club house pour la douloureuse (pauvre Ian!!!).

Pendant que Jan et Thierry s'envoient en l'air (je demande aux esprits déplacés de sortir séance tenante!), nous, nous allons boire un coup (hip!).

Ils rentrent vite et Jan semble enthousiasmé, même si il ne le montre pas.

Jacques, qui nous avait rejoint en milieu d'après midi avec son Fox Papa très basse consommation (a base de moteur de 406)(faillait oser)(et construire), me propose de venir avec lui pour un vol en formation avec le Bücker et l'ULM de Thierry. J'accepte (bien entendu!) et je vérifie les piles dans l'appareil photo. Il vas y avoir de belles photos a faire là haut, ce serait bête de tomber en panne d'energie... Je vais donc dire au revoir a Jan et Martine, qui occupera la place avant, qui partent pour Pau, participer au meeting du lendemain.

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Brellage du maître dans le cokpit du Stradivarius volant.

La patrouille fût belle, magique, inoubliable, comme cette journée.

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Patrouille a trois entre un Bücker Jungmann, un ULM Kappa, et un F-P aile Jodel, moteur PSA diesel.

Jacques met le cap sur le terrain et me laisse le manche. Arrivé en finale, je lui dit que je n'ai jamais atterri. Qu'a cela ne tienne, il m'aide, mais me laisse le manche. C'était comment votre premier atterro? Moi, c'était pas beau a voir. Ni mort, ni blessé, ni casse, mais bon, pas beau quand même... Nous nous parkons a proximité de Thierry, nous entamons la discutions, mais Jacques est vite appeler a rentré vers l'île d'Oléron : un orage approche.Nous lui faisons au revoir de la main alors qu'il décolle. Nous nous reverons, c'est promis. J'ai Thierry et un de ses amis a rentrer le machines, puis je vais a l'aéroclub.

Je ne repartirai qu'une fois m'être assuré que Jan et Martine sont bien arrivés.

A la fin de la journée, je connais cette se petit coup de bourdon que l'on connaît quand une journée exceptionnel s'est terminée, et qu'il faut tourner la page.

J'ai rencontrer des gens en Or. Mention spécial pour Jan, qui en un seul sourir, est devenu pour moi un ami. Des gens comme lui, il y en a peu...

Merci a tous d'être venu, merci de vos encouragement pour le bac, merci de votre amitié, merci pour tout!

Pour citer Roberto Bennini : "J'ai pas les mots pour vous donner tout mon amour!" (avec l'accent italien bien sur).

J'espère vous revoir.

Guillaume

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Saucats LFCS to Salon-Eyguières LFNE avec Flying'gator et retour, le 14 mai 2006

Dimanche, 3h00UTC, ce "bachi-bouzouk" de réveil me vrille les oreilles.
Bon, aujourd'hui, c'est pour la bonne cause, alors...

Direction p'tit dej’, douche, voiture, LFCS. Sur la route, un on ne vois pas a plus de 100m (si si, 3 bandes sur le coté droit de la rocade)...
4h15UTC, j'arrive au terrain, il fait encore moitié nuit, et il a y encore ce "mille millions de milles sabords " de brouillard. La voiture s'éloigne, en emportant (ouf)(ouais parce que ça pue le bourrin, et moi, j'aime pas ça) les trois cavaleuses vers le "concours de CSO" (me demandez pas c'que ça veux dire)(j'en sais rien et en plus, je m'en bas les rognons)... Mais c'est qu'il caille dehors, j'aurais dû prendre mon cuire, au lieu de me la jouer « Warrior » et d’y aller en pull…

Bon, en attendant, je vais me réviser la physique S (j’ai concours dans deux jours)(a l’époque, ça c’est fini mercredi après midi)(mais c’est une autre histoire, totalement hors sujet). 5h30UTC, toujours pas de Flying’Gator. Merde, j’ai pas rêvé, le décollage était bien prévu a 5h00UTC !!! Il a dû voir la crasse, et il est au lit. P***, vivement que le soleil se lève franchement, parce que la, ça pèle sévère…
 

Brouillard sur Saucats LFCS.

6h20UTC, qu’est ce que penserai des voyageurs de passages passant sur le taxiway tout proche en voyant ce jeune c** assis sur le parking au pied du hangar. Ah… j’entent une lourde porte métallique de hangar que l’on manœuvre au mon aéroclub, 3 ou 400m plus loin. Le brouillard, lui, semble être bien, il ne bouge pas, il attend certainement que je lui apporte le petit déj’ pour se lever ?
6h45UTC, en trois minutes, le brouillard viens de partir (il devait être a la bourre, il a oublier la rosée sur l’herbe du terrain). Bon, alors ça, c’est fait, en plus, maintenant, il ne fait plus froid. 7H00UTC, après être passé à la pompe, quatre avions se dirigent ensemble vers le point d’arrêt 03. Tiens, c’est bizarre, ils sont pleins et… ils semblent y avoir un sacré peuple autour du bureau de piste… Bizarre autant qu’étrange… Pas le temps d’aller voir, Flying’Gator, devrait arriver d’une minute a l’autre.
7H45UTC, le quatrième avion pose délicatement ses roues sur le béton froid de la 03. Toujours pas de ‘Gator, ils est tard, j’espère qu’il ne lui est rien arrivé… Il faut agir. Je dégaine mon téléphone cellulaire dernière génération (de 1938), et je cherche dans le répertoire, voila, Flying’Gator. L’échange est court, bref et concis (juste comme j’aime) :
« -Richard ? -Oui Guillaume, t’inquiète, je fais du fioul, je suis la dans 5 mn ! – Ok a de suite ! »

7H52UTC, la camionnette frappée du cigle du croco volant s’avance vers le hangar.
Flying’Gator a été plus prévoyant que moi, lui au moins il a son cuir !
On ouvre les portes du hangar, on libère le brave Sobek, collé de près pas un MCR, on met les affaires dans l’avion (oui avion ! Non pas Ulm ! Vous allez comprendre !), on s’installe, le moteur démarre, et on laisse chauffer. L’équipage de se vol est composé de Sobek, a la machine, de Flying’Gator au pilotage et de moi, élevé aujourd’hui au grade de Navig’Gator. J’avoue que c’est un honneur pour moi de faire partie d’une tel équipe. Bon, mon rôle ne se limite qu’a suivre sur la 1/500000 notre position pour qu’en cas de coupure GPS, on ne soit pas pommés, et même que l’on sache EXACTEMENT ou on est, ainsi que de zieuter un peut dehors, voir un peut les trafics.

C’est bien chaud, on roule pour le point d’arrêt 03. Au passage, on admire un RV (4 ou 8 ? I don’t know sir ! ), et un Ulm « canard ».
Arrivé point d’arrêt 03, essai moteur, message « alignement décollage immédiat », et là, les messages sympa commencent a arrivés (merci)(il est connu ‘Gator sur le terrain)( c’est pas trop respectueux des procédures radio, mais bon, on s’en fou).
Aligné, puissance, et là… là j’ai pris un grand coup de pied au c***. En 150m on est en l’air, et le vario dit 1000ft/min(“come fly with me, let’s fly let’s fly away !!!”)… C’est pas mal pour 80ch a calage fixe.
Nous voila partie, non sans recevoir quelque « Bon vol Croco ! » de la part des avions en baptême dans le circuit. On avance bien, on croise quelques liners en approche un peut au dessus de nous, je pose des question, le commandant le bord me répond, et nous arrivons au dessus du Gers, avec Toulouse ("Ô Toulouse, Ô Touuuuuulouuuuuuuuouuuuuuouuuusssssse") Contrôle a la radio. Là, la couche de nuage devient dense, mais nous, tel le courrier, nous passons (on top), malgré tout (faudrait pas raté la daube, non mais, et avec un peut de chance, il restera peut être des croissants.
Au bout de quelques nautiques, plus un nuage, une visi en légère amélioration, moi toujours avec le doigt sur la carte. Nous voyons le sol monter doucement et au loin, nous apercevons « la montagne » (a Bordeaux, c’est tout plat, alors forcement un petit relief devient de suite une montagne). Soudain, un appel sur Toulouse Info nous fait tendre l’oreille (et même les deux) « Toulouse bonjours, F-XXXX, un Spitfire au décollage de Muret a destination de… »
Un QUOI ? UN SPITFIRE ????? Wouhaou !!! Nous ne l’avons pas vu, mais il était la, avec nous…
Apres une nav’ au poil (ou au GPS, c’est selon), et après une peut de tourisme, nous arrivons en vue des éoliennes qui marquent la sortie de la zone de contrôle de Toulouse. Nous quittons donc, installons la fréquence de Millau, et mettons le cap sur le viaduc. C’est vrai qu’il est impressionnant ! On en fait le tour, et on met le cap sur l’AD de Millau. Sur l’aile gauche, le camp du Larzac, ou un truc comme ça. Verticale terrain a la recherche de la biroute (que l’on ne trouvera d’ailleurs qu’en final), et tout les trafics de la région, muets jusqu'à maintenant, se mettent a affluée vers NOTRE piste (la 32, préférentielle). Tour de piste « rapproché », et atterrissage. On roule vers le club ULM, dans l’espoir de trouver quelqu’un pour nous fournir du fioul… Personne, ils sont tous a la popote, il faut dire qu’il est déjà 10h45UTC. Seul un pendulaire est sorti. Nous refioulons donc avec les réserves embarquées, et c’est reparti !
Roulage, alignement, décollage (“come fly with me, let’s fly let’s fly away !!!”), plus qu’un petite heure est a nous la daube! A l’escale, j’ai pensé a sortir le numérique de la soute, c’est mieux pour faire des photos. Apres le décollage, nous passons avec Montpellier Info, et nous tombons sur LE contrôleur casse c***lles. Vachement procédurier, super mal aimable, juste comme on les aime. Nous, on rigole, on fait des blagues vaseuses, et on la ramène pas, histoire de pas se faire sécher par cette ours mal léché.
Apres un quelques remarques déplacées, des pilotes agacées, et des éclats de rire joyeux dans le cockpit, nous somme transférer sur Marseille info, et la commence le slalom géant entre les ZIT, les zones R, les interdictions de survol, …
Soudain, Flying’gator se retour vers son Navig’gator et me dit : « t’a vue cette montagne la bas ? On dirait le Kilimandjaro ! T’es sûr qu’on n’est pas pommés ?!? » Nouvel éclat de rire, je me penche sur ma carte, je relève la tête et annonce « le mont Ventoux ! Dommage, j’ai oublié mon vélo ! » . Enfin, après avoir longée une espèce de montagne tout en longueur (ceux du coin vous diront ce que c’est…)
 , nous arrivons en vue d’Eyguières. Verticale terrain a la recherche de la biroute. « P***, y a pas mal de monde au parking.» Tour de piste, on atterrie sur une piste en cailloux, très couleur local, mais pas très bonne pour la mécanique.
On roule au parking, et on se park dans un mouchoir de poche, en un MCR4S et un Rallye. On était attendu apparemment. On vient nous chercher, et on nous emmène jusqu'à la salle de réception. « Ils viennent de Bordeaux ! –Wouha, Bordeauuuux. » Ben ouais Bordeaux, et alors, c’est pas si loin que ça. Et ben si, on est les plus grand voyageur du rassemblement (enfin, c’est nous qui avons fait le plus de route pour venir quoi). Première question en arrivant dans la salle pleine a craquer : « où est Léon Robin ? » Ils est la, tenez. Et la, j’ai serré la main de notre « Wesh-master » adoré ! Au passage, il se présente a moi comme étant le « vieux qui pigent que dalle a l’informatique (sic). Je sens que je vais en retendre parlé de ce coup la… heureusement, plus tard, il m’a dit qu’il plaisantais (comme moi d’ailleurs)(ouf !). Nous commençons a manger (avec un temps de retard sur les autres, qui eux on déjà attaqués depuis longtemps)(bien entendu, plus ni café ni croissant). Léon vient nous tenir compagnie, et nous discutons GPS, « objectif pilote » (merci Léon pour le tuyau), ULM-avion, café croissant, dimanche hors lit,… On mange une Daube de taureau… tout simplement délicieuse (essayé, vous ne serez pas déçus).

Puis, mon CdB se met en quête de Super 95, pour Sobek, qui discute tranquillement avec ces petits camarades au parking. Nous apprenons d’ailleurs de nous avons ratés le gros de la fête, car ce matin, il y avait beaucoup plus de monde et d’avions… S***perie de brouillard.
Le café arrive, j’en prend un et j’en garde un pour Flying’Gator, que je vois discuter a coté de sa machine
, et qui finalement ne verra jamais ce café. Je fini le miens et je vais me mêler a la discussion, au milieu des avions qui partent. On immortalise l’instant.
On a Flying’gator, coordi ‘Nator, et Navig’Gator sur la même photo ! Génial !
Richard s’est arrangé avec le club d’ULM pour que quelqu’un l’emmène chercher

20 litres

de fioul en ville. Moi je reste au coté du brave Sobek que je couve des yeux en expliquant a tout les pilotes avions agglutinées autour (une bonne quinzaines) que c’est bien un ULM, que nous venons bien de Bordeaux, en Gironde, comme l’atteste l’immatriculation sous l’aile gauche.

Le copi du Rallye stationné a coté, me voyant avec un APN a la main en train de shooter tout ce qui bouge, m’appel en me demandant si je voulait photographier quelque chose d’insolite. Bien sur ! J’accourt (sur

3 mètres

), et il m’explique que ce brave Rallye 100Ch est unique en France : sa femme est paraplégique, et toute les commandes sont manuels (du tout a la main quoi…).

J’en reste sans voie. Chapeau Madame! Bravo Monsieur de la laisser vivre se qui doit être une passion, forcément…

Mon CdB revient, avec un bidon de

20 litres

de pétrole. On fait le plein façon aquariophile, tout en discutant, on remercie le gentil ULMiste qui nous a permis de refiouler, et direction le club house, pour un petit café. Ils sont très sympa a l’aéroclub Rossi-Levallois
 
, et la dame qui nous sert (j’ai oublié sont nom, quel m’excuse, j’ai eu une rude semaine)( c’est elle qui a eu droit a une standing ovation pendant le repas pour avoir préparé

la Daube

!)(Bravoooooooo !!!) nous dit que Bordeaux est sa ville de cœur (bon moi j’m’en fou, j’aime pas Bordeaux, mais bon, c’est très sympa quand même). Elle nous fait même cadeau de l’€uro du café parce qu’aucun dans l’équipage ‘Gator n’a de monnaie. Merci !!!

Bon, c’est pas l’tout, mais on a de la route. On par donc vers l’avion (avion, pas l’ulm, vous allez comprendre…)

Mise en route, petit coucou en passant a nos ôtes, et on va faire les essais moteur. Il y a un peut de vent de face. A Eyguières, il a une piste d’accélération bitumé de 300m… on en a utilisé que 80m (j’vous dit, l’ULM, c’est mieux que l’avion), il est 14h30UTC.

On retourne vers le nid (de croco) par le même chemin, mais l’appareil photo a la main. Survol du Rhône, des arènes de Nîmes, et la, on croise la patrouille des Winglets, en retour de Muret, où « le meeting s’est bien passé ». Je n’ai pas vu le type d’appareil, mais ils étaient deux en parfaite formation. Puis on rattaque la montagne, et une heure après le décollage, nous revoilà a Millau, ou cette fois il y a du monde. Des pendulaires, un autogyre qui atterrira pendant notre escale, des gens qui discutent…

Moi posant devant "Sobek" a Millau LFML.

On complète le plein et on décide d’une escale à Montpezat. D’abord, on passe travers le viaduc, et cette fois je lui tire le portrait.

Le viaduc de Millau.

et on repart. Décollage, prise de vitesse, et virage a droite des la sortie du terrain. L’école de

la R.A

.F je vous dit.

Le vol se passe sans problème, mais comme a l’allé, on prend un méchant vent de face.
Flying’Gator laisse même le manche a son Navig’Gator pendant qu’il regarde les cartes, juste histoire de conserver l’altitude. Première impression, c’est maniable, c’est léger, c’est… Super.
On descend vers Monptezat, et là, en arrivant en vue du terrain, on est pris en chasse par deux Kappa en maraude. Heureusement, on arrive a dégagé et on se pose. La piste, sur cette base, est située entre deux plans d’eau, un cadre vraiment sympa. On se croirait a l’école de

la R.A

.F, pendant les grandes années : passages bas, engagement, bar de l’escadrille…
Malheureusement, on fait le plein (ou le complément plutôt)

Et hop, quelques litres de pétrole pour la route. Ces moteur là (Rotax 912) ça mange la même chose que vos mobilettes : du SP95 ou 98 (au choix, selon disponibilité).

La fin du vol est calme, on passe sur les terrains ULM, on va voir de près les petits villages, on croise un para moteur… Vers 18h30UTC, on se pose à Saucats.
On met Sobek au lit, je rend mes galons de Navig’Gator, non sans un pincement au cœur.

Debut de vent arrière

03 a

Saucats LFCS.

Epilogue :

Alors, voilà la synthèse. L’ULM, c’est tout pareil qu’un avion, sauf que c’est plus performant, plus économique, moins contraignant. La nav’ GPS-carte, ça marche.
Dans le sud-est, ils sont bien plus accueillant que dans le sud ouest (mais un peut moins que dans le nord ouest)(désolé les gars, ça doit être du chauvinisme…). Des Flying’Gators, il est super sympa, merci encore Richard, j’espère pouvoir vous renvoyer l’appareil un jours.
Si

la FFA

change pas, si le prix du pétrole continu a grimper, les prix du brevet ne baissent pas… Ben a la fin de l’année, j’abandonne l’avion et je me met a l’ULM (l’avenir de l’aviation légère et sportive)(vous verrez, vous y viendrez tous)(je fais juste des dérogations pour Denis et Jan…).

Voila, merci pour ce vol, pour

la Daube

, pour me faire croire un peut plus en « la grande famille aéronautique » qu’est l’aviation de loisir.

Guillaume, Navig’Gator du vol LFCS-LFNE.

Posté par lapous mor à 20:06 - Recits - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Presentation

Bonjour. Comme le veut la coutume, je me présente. Guillaume, une vingtaine d'années, passionné depuis aussi longtemps que je me souvienne pas "les avions", BIA mention bien en 2004, depuis, EP-PPL perpétuel, crise financière oblige. Je totalise très peu d'heures de vol "officielles" pour le moment, pour des raisons bassement financières, mais vol "beaucoup" avec des amis, comme simple passager ou comme "copi". J'ai également l'immense honneur et la joie d'avoir été accepté dans la petite équipe du Bücker/CASA 131E Jungmann de Jan Tutaj, Jacques Darolles et Henri Payre, et du très grand Jeff', clé de douze. Maintenant que les présentations sont faites, je vous souhaite une bonne lecture, et n'hésiter pas a laisser des commentaires pour exprimer vos coups de cœurs, vos coups de gueules, vos conseisl, ou me poser des questions.

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Posté par lapous mor à 19:36 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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